Réflexion

 

Citations

Il est grand temps de rallumer les étoiles (Guillaume Apollinaire)
Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard (Honoré de Balzac)
Une heure n'est pas qu'une heure, c'est un vase rempli de parfums, de sons, de projets et de climats (Marcel Proust)
Si tu peux le rêver, tu peux le faire (Walt Disney)
Nous sommes les architectes de notre propre vie (Albert Einstein)
Les artistes révèlent des vérités lorsqu'ils mentent, et les politiciens vivent du mensonge mais ne le disent pas (extrait du film 'V for Vendetta')

La vie ne se compte pas en respirations, mais par les moments qui nous ont coupé le souffle (auteur inconnu)

On n’a trouvé que deux moyens pour arrêter le temps: la mémoire et l’art (Time)

Les chanceux n’ont pas forcément le meilleur du meilleur; ils cherchent simplement le meilleur de ce qu’ils rencontrent (auteur inconnu)

Ecrire, c’est se souvenir. Mais lire, c’est aussi se souvenir (François Mauriac)

Le bonheur est un voyage, pas une destination (auteur inconnu)

Le livre est un jardin que vous pouvez mettre en poche (proverbe arabe)

Il ne faut pas oublier que le partage de la joie en accroît l’étendue sur cette terre, mais que le partage de la douleur, hélas, n’en diminue pas la somme (Oscar Wilde)

Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester (proverbe indien)

A méditer...

L’histoire du temps enchaîné ...

 

Un jour, l’homme a attaché le temps à une chaîne. Il le mit dans sa poche en le consultant de temps en temps. De temps en temps. Puis il voulut le temps enchaîné à son poignet, croyant ainsi l’apprivoiser et le dominer. Mais c’est le temps qui enchaîna l’homme. Il oublia de lire les ombres, de reconnaître les signes. Il désapprit ce que le soleil lui avait enseigné. C’est ainsi qu’il fut prisonnier du temps. L’homme, autrefois, le prenait quand il le souhaitait. Le temps était là à attendre. Il était à prendre. L’homme le regardait. Il avait le temps et le temps était libre. L’homme était libre du temps et le temps était libre des hommes. Mais le temps ainsi attaché à son poignet, enfermé dans des horloges, se mit à tourner en rond comme dans une cage. On lui mit des chiffres pour ne pas le perdre. Il ne fallait pas perdre de temps. C’est ce que l’homme croyait.

Il finit par courir désespérément après lui, celui, bien sûr, qu’il avait enchaîné. L’autre n’avait pas bougé, il était toujours là à attendre et il voyait l’homme passer devant lui en courant sans le regarder, sans s’arrêter pour tenter de le voir puisqu’il avait les yeux fixés sur son poignet. Il poursuivait l’autre temps, celui qu’il avait inventé, un temps aveugle, cruel, remplaçable, un monstre enragé, virtuel, qui finit par le tuer. C’est ainsi que l’homme est devenu mortel. Avant, il s’endormait pour mourir en prenant le temps, se laissant bercer par lui. C’était un dernier mariage. Sachant que le temps était immortel, il partait avec lui sans frayeur, de l’autre côté de la vie.

 

(in «Les dames de nage», Bernard Giraudeau, éd. Métailié)